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Écrit par Susan Boyle
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03-07-2009 |
 Jean-Pierre et Gisèle, un couple de jeunes retraités de 55 ans (vive les plans de départ anticipé à la retraite et de cessation progressive d'activité !) cherche à vendre leur maison située dans le 90. Ils veulent réaliser leur rêve de toute une vie en achetant un coquet F1 de 23 m2 au soleil à Fréjus pour 185 000 euros. Mais voilà, la crise est passée par là. Difficile de trouver des acquéreurs solvables à cause des banques qui ne jouent pas le jeu en refusant d'accorder des prêts immobiliers sur 35 ans sans apport à des jeunes en CDD. "Tout ça, c'est à cause des Américains et de leur crise du "Subaru-Prime". On a trimé toute notre vie pour payer notre maison achetée 110 000 francs en 1982. C'est en vente depuis plus de 6 mois. On l'a mise dans 8 agences différentes. On a déjà baissé une fois le prix. Mais maintenant, c'est hors de question de baisser plus bas. On ne va pas la brader quand même ! On en veut 285 000 euros. Faut pas oublier qu'on a fait un paquet de travaux depuis qu'on l'a. On a fait installer du survitrage en 1992 pour les économies d'énergie et on a changé le brûleur de la chaudière au fioul en 2003. Sans oublier le carrelage de la cuisine et le store sur la terrasse pour le soleil. C'est une maison mitoyenne, d'accord, mais la voisine de gauche est décédée de la canicule en 2003. Elle a été retrouvée par les pompiers chez elle le mois dernier."  Jean-Pierre et Gisèle n'ont plus le coeur à rien. Ils ont cessé d'entretenir la maison. Le lambris qui recouvre le plafond du séjour n'a pas eu droit à sa couche annuelle de laque. Et le jardin de 102 m2 est laissé à l'abandon. Le couple ne dort plus. La proximité de l'autoroute et de ses nuisances ne sont pas en cause. C'est qu'ils ont déjà signé une offre pour l'appartement de Fréjus. Et à cause de leur banquier, ils se retrouvent avec un prêt immobilier à leur âge. Eux qui pensaient rembourser rapidemment leur crédit-relais, les voilà pris au piège du système financier mondial. Alors Jean-Pierre a pris la décision qui s'imposait. Le genre de décision que l'on ne prend qu'une fois dans sa vie, après avoir mis sa fierté de côté. En tant que chef de famille responsable, il a pris son courage à deux mains. Il a écrit à M6 pour participer à l'émission "Maison à vendre". Il compte sur les conseils de Stéphane Plaza pour vendre sa maison rapidemment sans la brader. Alors c'est certain, il faudra faire des sacrifices. Investir au minimum dans les 700 à 800 euros pour faire de coûteux travaux de décoration. Sans compter tout le travail pour repeindre le lambris du plafond en blanc. Le bonheur est à ce prix. Et en tant de crise, il faut savoir s'adapter. Pour multiplier ses chances d'être sélectionné, Jean-Pierre a déjà envoyé 285 lettres à M6.
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